Privilégier les placements à rendement réel positif.


Privilégiez les placements à rendement réel positif

C‘est un fait ! L’activité mondiale n’a pas attendu la fin de la pandémie pour rebondir vigoureusement. Après une chute inédite de 3,4 % en 2020, le PIB des principales économies a regagné en moyenne près de 6 % l’an dernier (pour la France, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, table même sur une hausse de plus de 6,25 %).

Phénomène nouveau, les Etats se sont montrés particulièrement proactifs dans la protection du pouvoir d’achat des ménages et dans la préservation de la situation financière des entreprises, au prix, il est vrai, d’un net dérapage des déficits budgétaires. Dans le même temps, les banques centrales ont abreuvé plus qu’il n’en faut de liquidités les acteurs économiques pour les aider à passer ce cap délicat.

Ce choc de demande a généré une forte poussée inflationniste. Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont bondi en moyenne de 4,7 % en 2021 (+ 7 % pour le seul mois de décembre, soit un niveau jamais atteint depuis… 1982), tandis qu’en zone euro, ils ont progressé un peu moins vite, mais significativement toutefois (+ 2,6 % sur l’année et + 5 % en décembre).

Si l’énergie constitue le principal foyer inflationniste, c’est toute la chaîne d’approvisionnement qui se retrouve sous pression. Certains composants sont même devenus introuvables. Au-delà du renchérissement du coût de la vie, ce phénomène impacte directement le patrimoine des ménages, parfois positivement, avec la flambée des actifs risqués comme les actions ou l’immobilier, mais parfois défavorablement, pour les placements sans risques tels que les emprunts d’Etat, les fonds en euros de l’assurance vie ou encore les livrets, dont les rendements, désormais inférieurs au niveau d’inflation, ne permettent plus de préserver la valeur du patrimoine.

Avant tout investissement, il est plus que jamais primordial de jauger le rendement réel de celui-ci, c’est-à-dire le gain défalqué de l’inflation. A ce petit jeu, nombre de placements ne tiennent plus la route. En France, face à une hausse des prix désormais supérieure à 2 %, le livret A et son cousin, le LDDS, ne rapporteront toujours que 1% après le relèvement de taux acté au 1er février, ce qui se traduit par un rendement réel négatif de plus de 1 %. Autrement dit, le livret A fait perdre du pouvoir d’achat à ses détenteurs.

Tout le débat consiste à savoir si la poussée inflationniste n’est que provisoire ou bien si elle est promise à durer. A cet égard, rien ne semble tranché. On relève certes des facteurs transitoires, comme la demande des ménages et des entreprises, actuellement très supérieure à son potentiel à long terme, ou encore le prix élevé des matières premières. Mais il faut aussi prendre en compte des phénomènes structurels, comme la transition environnementale qui augmente le coût des énergies, ou encore la démondialisation liée au fait que les entreprises en réaction à la crise sanitaire, cherchent désormais à s’approvisionner et fabriquer localement, ce qui renchérit les coûts de production.

Objectif : un gain nettement supérieur à 2 %

Seule certitude, les prix à la consommation ne retomberont pas aussi rapidement qu’ils ont grimpé. A court terme, la croissance mondiale devrait rester soutenue grâce à la mise en œuvre de plusieurs plans de relance des deux côtés de l’Atlantique, tandis que les ménages semblent décidés à consommer davantage pour rattraper le temps perdu. Parallèlement, les stocks dans les entreprises et chez les distributeurs se maintiennent à un niveau très bas. Il faudra donc patienter plusieurs trimestres avant d’observer une accalmie.

En attendant, il est nécessaire de prendre un certain nombre de décisions pour faire le ménage dans vos placements et ne retenir que les plus performants. Des solutions se présentent dans la plupart des classes d’actifs, à l’exception des placements sans risques à court terme. Qu’il s’agisse d’immobilier, d’actions ou d’investissements alternatifs, il est possible d’obtenir des rendements largement supérieurs à 2 %. Il convient désormais de voir plus loin pour gagner plus.